Affaire Dalmasso

En septembre 2003, Christophe DALMASSO, un homme d’affaire Niçois de 34 ans, disparait en ne laissant dernière lui que l’épave de sa voiture calcinée.

Plus tard, des ossements ont été retrouvés sur le rivage de Golfe-Juan en 2004. C’est alors qu’une enquête est ouverte afin de connaitre le meurtrier de Monsieur DALMASSO.

Mise en examen par un juge niçois, Mademoiselle Lucie DALMASSO a été à deux reprises soupçonnée d’être le commanditaire du meurtre de son père avec, pour bras armé, son petit ami de l’époque, Edno BORBA DA SILVA.

Incarcérée en 2005, elle a été blanchie définitivement le 30 juin 2012.

En effet, Après 8 ans d’instruction, Lucie DALMASSO, défendue par Maître Sylvie Noachovitch, a été innocentée et a ainsi bénéficié consécutivement de deux ordonnances de non-lieu rendues par la chambre de l’instruction d’Aix en Provence confirmées par la Cour de cassation, aujourd’hui définitives.

BORBA DA SILVA, décrit par les experts comme un pervers et un affabulateur, l’avait dénoncée comme étant l’instigatrice du meurtre. D’après lui, Il aurait commis le meurtre sous ses ordres pour lui permettre de percevoir un héritage colossal.

La mère de Christophe DALMASSO s‘est acharnée pendant ces 8 années de procédure à accabler Melle Lucie DALMASSO et à la dénoncer, y compris devant les médias, comme étant le commanditaire du meurtre de son fils et ce, malgré deux décisions de non-lieu qui l’ont totalement blanchie.

Maître Sylvie Noachovitch a défendu Mademoiselle DALMASSO pendant toutes ces années avec la conviction profonde de l’innocence de sa cliente et n’a jamais laissé place au doute. Elle n’a jamais compris cet acharnement dont était victime Mlle Dalmasso. Ces ordonnances de non-lieu sont l’aboutissement d’une forte lutte contre le risque d’erreur  judiciaire .

En 2009, la Cour d’Assises de Nice a été saisie afin de juger Edno Borba DA SILVA, meurtrier présumé de Christophe DALMASSO.

Il est ressorti de cette audience que le corps de Christophe DALMASSO a été découpé puis mis dans des sacs poubelles avant d’être jeté dans un ravin utilisé comme décharge par les habitants environnants.

Le nom d’une autre personne ayant participé au transport du corps sort alors, celui de Wissem KRAIEM, un ami de Edno BORBA DA SILVA.

Un complément d’information est aussitôt ordonné et Madame BONNICI, Juge d’instruction est désignée.

Dans ce laps de temps, Edno BORBA, qui a été libéré sous contrôle judiciaire par la Cour d’Assises en 2009, a pris la fuite au brésil où il se cache toujours.

Le 21 Mars 2013, la Cour d’Assises de Nice a accueilli favorablement la constitution de partie civile de Lucie DALMASSO et lui a octroyé la somme de 1 euro de dommages et intérêts qu’elle sollicitait ainsi que la somme de 3000 euros au titre de l’article 375 CPP.

Monsieur Edno BORBA DA SILVA a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et Monsieur WISSEM KRAIEM à sept ans d’emprisonnement.

La Cour d’Assises a ainsi dépassé les réquisitions de Monsieur l’Avocat Général qui furent de 30 ans pour BORBA DA SILVA et 2 ans pour Wissem KRAIEM.

Sortie entièrement blanchie de cette affaire et reconnue enfin victime après huit ans de lutte, Mademoiselle Lucie DALMASSO va maintenant devoir se reconstruire et reprendre ses droits, comme celui d’hériter de son père au même titre que son oncle.

Conformément à la convention franco brésilienne, un nouveau procès va devoir s’ouvrir au Brésil afin qu’Edno BORBA DA SILVA puisse effectivement purger sa peine.

L’affaire Dalmasso dans les médias :

Nice-Matin du vendredi 22 mars 2013 puis du jeudi 21 mars 2013 (par Christophe PERRIN) (format pdf)
France 3 – Côte d’Azur (18 mars 2013)
Nice-Matin (22 mars 2013)
Var Matin (21 mars 2013)
Le Parisien (article de Jean-Pierre Vergès)
(8 mars 2013)
Nice Matin (30 avril 2012)